Trente cinq ans…

Dimanche 1er novembre 2009

Ce matin j’ai appelé Lou. J’étais en week-end à Paris et il faut bien que j’utilise mon forfait une heure… Je n’avais pas eu de ses nouvelles (au téléphone) depuis longtemps. Même si je favorise les mails et MSN pour donner des nouvelles, j’apprécie de temps en temps d’entendre une voix amie.

Passés les traditionnels « Comment ça va ? Le boulot ?» , on arrive rapidement aux questions plus personnelles. Force est de constater que nous sommes devenues toutes les deux des working girls. Avec plus ou moins de succès ! Il faut bien avouer que nous avons donné de notre personne à nos différents employeurs. Certains nous ont particulièrement bien exploitées, nous avons été de bons petits soldats, corvéables à merci, d’une endurance et d’une résistance hors du commun.

Nous sommes toutes les deux à un tournant de notre existence : des femmes de 35 ans qui partent cette fois-ci vers un avenir professionnel brillant, avec très certainement une rémunération confortable à la clé. Il nous faut encore convaincre nos employeurs de signer le CDI et notre avenir professionnel devrait être une réussite.

Mais nous avons 35 ans, nous sommes plus ou moins célibataires avec assez peu de chances pour dans les moi qui viennent de devenir à la fois des amantes, des amies, des compagnes, des mères de famille épanouies. Nous ne courrons ni l’une ni l’autre vers le paquet de couches. Mais… Nous restons des femmes. Nous entrevoyons le bout du tunnel professionnel, mais l’avenir sentimental n’est pas encore assuré. Nous ne sommes ni l’une ni l’autre des célibatantes, nous sommes tout simplement des femmes qui ont pris leur destin en main, en acceptant les compromis, les conséquences. Nous aspirons à une vie professionnelle réussie et affective comblée. Mais il semble que la vie ou la destinée nous en veut ! On trime ou boulot et on rentre le soir dans un appartement vide. Je ne dis pas que l’on recherche une vie plan plan avec tout de planifié. Mais un peu de chaleur humaine, une épaule sur laquelle se reposer serait un plus non négligeable.

Est-ce que nous sommes des femmes difficiles et compliquées ?

Oui ! Peut-être ?

Non ! Surement pas !!!

Nous sommes devenues des jeunes femmes mûres, on ne peut plus accepter certaines choses qui auraient pu nous paraître convenable lorsque nous avions vingt ans. Nous ne pouvons plus accepter certaines choses au risque de paraître imbues de nous-mêmes, imbues de notre valeur.

La vie est cruelle il me semble. Ce que nous pouvons qualifier « la jeunesse»  s’enfuit (nous ne nous sentons pas vieille, loin de là ! Mais la vérité est bien là : nous ne sommes plus des ingénues ou des blanches colombes !!!), faisant place à « la maturité» . La maturité ne vient pas forcément de l’âge, elle vient surtout de l’expérience et des leçons que l’on en a tiré. Cette maturité n’est pas facile à porter : nous sommes à un âge charnière où nous sommes considérées comme des femmes. La condition de femme a été difficile à conquérir, mais que faire de cette condition nouvelle ? Elle ne nous sert pas à grand chose dans notre vie personnelle : nos amis n’ont pas eu besoin que l’on soit des femmes pour nous apprécier et les hommes nous trouvent presque trop vieilles ! Il faudrait aller taper dans la catégories des plus de 45 ans pour qu’ils puissent relativiser sur notre âge !

Bref, ce n’est pas facile de courir dans tous les sens !

J’ai une petite pensée pour Beaver, ce n’est pas simple pour elle non plus…

Alors il me restait beaucoup de forfait, j’en ai profité pour appeler Althéa. Elle va bien, elle est débordée, elle recherche un travail. Mais elle par contre est comblée par quatre gosses adorables et elle a un chéri tout mimi ! C’est bien ce que je disais un peu plus haut ! Pourquoi on ne peut pas tout avoir ?

Il faut que je me rebelle ! Il y en a marre ! Non ! Mais !

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Dé-jan-tés… Déjantés !

Rien ne prédestinait mon samedi soir a être aussi déjanté que cela. Samedi après-midi, une de mes copines m’appelle et  me demande ce que je fais : « Je suis en train de faire la visite guidée de M.»  « Tu passes chez moi ensuite ?»  « Passer chez toi ?!!! T’es sûre ? On devrait être invités avec P. quand tu aurais fini de reconstruire Beyrouth !»  « Oui ! Oui ! Oui !!! J’ai un copain à te présenter, je suis sûre qu’il va te plaire…»  « Ok ! Je passe ! L’occasion de visiter Beyrouth est bien trop belle !»  Beyrouth, vous l’aurez sûrement compris désigne son appartement !!!

Je suis passée chez elle à la fin de la visite guidée, je rencontre le bel Alexandre (le dénouement !). Mais elle avait raison, il me plait bien !!! Physique et conversation agréables, yeux rieurs… Hummm ! Parfaitement craquant ! Comme il devait aller à B. pour ses activités artistiques personnelles, il a du partir très vite ! Mais nous avons planifié de le rejoindre le week-end du 12 septembre, il organise une rencontre musicale et ce sera le dernier jour, l’occasion de faire la fête ! La vraie grosse fête !!! Je commence à en avoir un peu « marre»  car je suis toujours la personne raisonnable qui conduit et par conséquent qui ne boit pas… Je ne dis pas que j’ai envie de me saouler, mais ce serait quand sympa de pouvoir boire trois verres de vin…

Nathalie mon amie n’était pas au mieux. Son bel amour de vacances après quelques semaines semble l’avoir oubliée. On discute un petit moment chez elle, accompagnée d’un peu de bière. On décide de lever le camps pour aller manger. On se rend tout d’abord dans son troquet fétiche : un café comme on en voit plus guerre, un café où les gens se retrouvent pour boire un verre de vin rouge ou de vin blanc à la fin de la journée de travail, le samedi après midi pour voir les copains. Erreur fatale ! Nathalie est une habituée de la place, elle connait la moitié de la ville. Il faut dire qu’elle a presque trente ans de fête derrière elle et qu’à un moment donné, elle animait les nuits de C. et même celles de Paris, elle a fait une belle carrière de chanteuse de cabaret.

Quelques verres de vin plus tard, nous levons une fois de plus le camps et nous partons à la recherche d’un restaurant japonais. Nous arrivons enfin à destination, il est temps. Nathalie est complètement déchainée et nous contrastons dans cette fraîche nuit d’août. Nous mangeons, Nathalie discute avec tous les passants, certains sont amusés et se prêtent au jeu, d’autres se demandent qui est cette folle qui leur parle. Nathalie n’a pas le vin triste, elle a le vin exubérant !!!

On lève le camps une fois encore et nous partons à la recherche d’un bar pour boire un verre supplémentaire. Honnêtement, Nathalie n’en a pas besoin et moi, je ne bois pas ! Passons ! Je suis avec elle pour lui remonter le moral ou du moins l’empêcher de se morfondre et de pleurer toute seule chez elle. Nous descendons la grande rue en direction du quartier de la cathédrale. Pour contenir Nathalie, je lui souffle à l’oreille : « Chante moi quelque chose, un truc brésilien» . Et me voici accompagnée d’une chanteuse brésilienne au milieu de C. ! Nathalie n’est pas une de ces chanteuses qui a besoin d’un micro et d’un fort amplificateur pour se faire entendre…

Nous nous faisons aborder par Jérôme qui trouve notre duo incongru. Il commence à nous parler, Nathalie me demande si on le connait. Il faut que je fasse attention que Nath. ne l’agresse pas, qu’elle ne lui vole pas dans les plumes. Je n’ai pas envie, franchement, de finir ma nuit au poste… On est presque arrivées à la cathédrale et elle rencontre son ami d’enfance, son ami de toujours qui l’a connu dans la gloire, les galères, le bonheur, la tristesse… Il est avec d’autres amis et nous invite à continuer la soirée chez lui. Je le suis, toujours accompagnée de ma chanteuse… De fado maintenant ! Jérôme nous suit à distance jusqu’à ce qu’il réalise que nous nous engageons tous sous un porche pour nous rendre dans une propriété privée. Je ne suis pas mécontente. Je me voyais mal gérer les deux !!!

Nous sommes chez A. dans une ambiance un peu aristo., très bohème. Il y A. qui est un homme charmant, distingué, cultivé, plein d’humour et marié. Il y a également Y. qui est une personne non moins cultivée, mais qui a un côté sombre malgré une certaine recherche et une dandy attitude. La belle et discrète (mais pas effacée) D. complète le trio que nous avons rejoint.

A. nous dit tout simplement « Je n’ai qu’une bouteille ! Mais elle fait cinq litres, c’est un Cahors sympathique qui ne donne pas mal à la tête, il saoule, mais ne donne pas mal à la tête le lendemain…»  CQFC… Ce Qu’il Faut Comprendre !

Avec une bouteille de vin de cette taille et une heure avancée dans la nuit, on commence à refaire le monde… Et on a également des discussions philosophiques de haute volée ! Nous avons abordé bien des sujets, mais celui qui a tenu la corde toute la soirée fut le problème des pourboires. Nous étions une majorité de trois personnes à penser que le pourboire n’est pas avilissant et qu’il n’est pas non plus un moyen de pour le patron de ne pas donner un salaire suffisant pour ses employés. Le côté bobo de Y. a pris toute sa mesure lorsqu’il nous a dit, le geste accompagnant la parole « Tenez mon brave… »  La discussion a été extrêmement animé, Nathalie était entièrement d’accord avec lui. Nous, les trois autres trouvions que donner un pourboire n’est pas vil, au contraire l’on donne un pourboire à une personne qui nous a parue agréable, qui nous a servi correctement, bref pour nous le pourboire est un geste affectif, subjectif. Il faut dire que les trois défenseurs du pourboire étaient les trois personnes qui avaient travaillé dans la restauration et qui avait eu parfois les moyens d’améliorer l’ordinaire lorsque les pourboires étaient nombreux ou avaient pu partir en virée grâce a ces fameux pourboires.

Un des grands sujets de discussion fut aussi la boisson et la maréchaussée… A. nous a expliqué que lorsque l’on voit double, pour conduire, il faut calculer la bissectrice afin de suivre la bonne route ! Mais bien sûr !!! Mdr !!!

Cette soirée fort sympathique s’est terminée à cinq heures du matin. J’ai du abandonner bien malgré moi Nathalie endormie sur les toilettes. J’ai bien essayé de la ramener chez elle, mais nous avons eu un remarquable dialogue de sourd à ce sujet. Elle ne conversait plus qu’en Anglais et la cuvette des toilette était un formidable lieu pour dormir. Je vous rassure, A. a tout de même réussi à la transporter jusqu’au divan…

Ce qui est le plus formidable dans cette soirée c’est Nathalie qui disait aux autres protagonistes : « Je vous l’aaaaaavez dit, elle est super… Même… Si… Elle boit pas… Et siiiiii elle ne fume pas ! C’est la seuuuuule personne que je connais quiiii est aussssssi coooool ! C’est maaaaa copine !» .

A jeun cela donne « J’ai été chiante ? Je comprends pas comment tu fais pour nous supporter ? En plus tu bois pas !!! C’est que tu nous aimes vraiment ?!!!»  Oui, j’adore Nath. C’est une personne formidable avec une grosse culture, un coeur gros comme ça ! Elle assume ce qu’elle est. Elle me prend elle aussi comme je suis. Qu’est-ce que je peux demander de mieux ?

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Maman, si tu trouves un homme qui mange ce que tu prépares, gardes le ! C’est le bon !

Je suis allée vendredi après-midi à A. pour récupérer mes dernières affaires chez mon ex. Il devenait urgent de le faire car mon départ aux Pays-Bas est prévu pour le premier octobre.

J’en profitais également pour manger et passer un moment chez Audrey, ma pote journaliste, en complète dépression. Ouf !!! Elle est enfin en dépression…

Oui ! Ouf !

Car elle a enfin pris la décision de prendre le taureau par les cornes et de se soigner avec des moyens médicaux éprouvés (les médicaments et l’aide d’un médecin) plutôt que les méthodes bohèmes comme elle est sait si bien l’être. Mais le reiki, les plantes, l’homéopathie et je ne sais plus trop quoi ne l’ont pas aidé au cours de l’année écoulée, année qui n’avait pas été tendre avec elle. Elle commence à aller mieux, elle commence à redevenir lucide et la réalité des choses, d’elle, de son comportement, de ses travers remonte à la surface, elle retrouve son acuité, elle morfle un peu.

Audrey est une personne charmante, cultivée,  jolie, belle même. Audrey est bohème a souhait, son côté artiste s’exprime aussi à souhait. Audrey n’a pas la télé, elle utilise du savon noir et des balles pour nettoyer son linge, elle  mange des produits bio, elle a toute la panoplie de compléments alimentaires bio, elle utilise des cosmétiques bio… Selon son propre aveu : « Je suis une caricature !»  et on en rigole beaucoup. Contrairement à d’autres, Audrey n’est pas bobo ! Au moins, elle est passée à côté de cela ! Par contre, elle nous fait manger des trucs infâmes, elle fait des préparations tout droit sorties de son imaginaire. Et sa fille, neuf ans lui dit de temps en temps : « Maman, si tu trouves un homme qui mange ce que tu prépares, gardes le ! C’est le bon !» 

Bref, la dernière fois que nous nous étions vues en mai, à l’occasion de son anniversaire, je lui avait « secoué les fesses» , je lui avait dit qu’elle ne pouvait pas continuer comme cela, qu’elle devait prendre une décision : aller voir un vrai docteur et prendre des médocs s’il le jugeait opportun, ou aller voir un psychiatre, ou éventuellement se faire interner dans une structure le temps de se remettre, de se recomposer, de se restructurer au lieu d’éprouver toutes les méthodes alternatives à la médecine, d’y passer des sommes folles, de se sentir encore moins bien, de douter encore plus d’elle, de ses possibilités, de ses capacités jusqu’à ne plus être capable de voir les choses qu’elle avait réalisé.

Nous devions nous voir en août à l’occasion de mes vacances, cela ne s’est pas fait car elle m’avait envoyé un mail m’indiquant que cela n’allait pas, qu’elle souhaitait se recentrer sur elle, profiter du mois d’août pour passer un moment privilégié avec sa fille et qu’elle prenait des antidépresseurs car elle n’allait pas bien du tout.

J’ai mis comme bien souvent un peu de temps à répondre, je ne me suis pas inquiétée car elle avait enfin pris une décision. Prendre une décision était la clé de tout, le moyen pour elle d’avancer, d’aller dans une direction qu’elle choisissait. Peut-être pas la meilleure direction, mais une direction quand même. On a un peu reparlé de cette discussion du moi de mai, elle ne se souvenait plus exactement de ce que je lui avait dit, que j’avais été un peu dure avec elle, mais qu’elle se souvenait que c’était pour son bien.

Effectivement, je n’avais pas été tendre. La tendresse n’est pas une de mes qualités sur-développées. Mais, lorsque j’apprécie quelqu’un, lorsque j’aime quelqu’un, je lui dis ce que je pense, je lui propose les solutions que j’entrevois. J’essaye de ne pas donner de conseil, de ne pas orienter la personne mais de la faire se rendre compte qu’il y a d’autres routes. Je ne suis pas de ces personnes qui sont passives face aux mal-être de leurs compagnons, de leurs amis. Je rentre dans le vif su sujet, je ne fais pas de complaisance, de compassion. Je le répète souvent dans la vie réelle : « Je ne suis pas Mère Térésa, je n’en ai ni la foi, ni la vocation, je ne vais pas venir soutenir inutilement, je vais par contre dire ce que l’on ne dit pas.» 

Je laisse Audrey pour quelques temps, on se reverra le plus rapidement possible, soit chez elle, soit à Paris et on ira voir une expo, soit dans mon nouveau chez moi. Mais rassurez-vous !!! On a fait les indispensables photos avant de se quitter. Justement, je vous laisse, j’ai un montage photo délirant à faire pour déposer sur facebook !

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Qu’est-ce que je vais bien faire pour mes vacances ?…

Si l’on revient un peu en arrière, on se souvient que mes rêves de vacances ont fondu comme neige au soleil… Je ne rêvais pas de grand chose, juste d’un petit coin tranquille, aller m’enterrer dans une contrée verdoyante, loin de tout… Mais pas trop loin d’Internet non plus !

Me voici devant un gros problème : je dois libérer mon logement pendant les deux premières semaines d’août car l’hébergement est fermé. Il n’existe aucune solution pour les personnes comme moi qui ont tout plaqué et qui n’ont plus d’appartement. Le directeur m’a sous-entendu d’aller squatter dans ma famille ou chez des amis puisque je n’avais plus les moyens de me payer une location ! Hé ben voyons ça !

La famille : hors de question ! Je sais bien qu’il m’attend un grand lit deux places dans une chambre de quatorze mètres carrés mais… Etre pendant quinze jours la soupape de sécurité de mes parents ? Non merci ! J’ai presque trente-cinq ans et si ils ne peuvent pas se supporter, qu’ils se tuent puisqu’ils ne se sépareront jamais, mais moi, je ne veux pas être dans les parages… Trop facile de m’utiliser comme fusible, mais j’ai d’autres chats à fouetter !

Les amis : à voir… Mais je le sens mal ! Non pas que mes potes soient des gens affreux, bien au contraire ! Je ne les vois pas souvent et j’imagine fort bien qu’ils vont vouloir parler beaucoup avec moi (Moi aussi ! Hein !), me faire faire plein de trucs pour que je ne m’ennuie pas (Je m’ennuie pas chez eux, sinon, je n’irais pas ! Mais bon ! Quand on est reçu chez quelqu’un de civilisé, les usages font qu’il s’occupe bien de nous, beaucoup de nous, trop bien de nous ! Et j’ai super besoin de calme et de repos… Je sais le coup est rude, j’ai quand même Stéphanie, Lou, Anthéa et Laurence qui lisent le blog ! Et ce sont ma meilleure amie et mes meilleures cops !). Bref, en ce qui concerne les amis, j’ai peur qu’ils ne m’offrent pas le repos absolu à cause de leur trop de gentillesse !

J’ai une petite solution alternative pour la première semaine : je m’enterre ici pendant le premier week-end, je ne fais rien, je bulle, je décompresse ; ensuite, je m’envole pour les Pays-Bas lundi soir et mercredi j’atérris chez Guillaume : il travaille donc, je profite de son chez-lui pendant la journée et on ne devrait pas trop veiller le soir car il doit se lever tôt, le week-end on le passe à Paris, on essaye de voir l’exposition  Kandinsky et on sort dans la capitale ; ensuite ?

Deuxième semaine, cela se complique : est-ce que j’accepte la proposition de L., à savoir squatter son appart à Lyon car il n’y est pas ou ??? Bref, totale improvisation !

En ce qui concerne ma santé, il y a quelques personnes qui se sont rendues compte que je n’étais pas au top de ma forme… Et c’est un euphémisme ! Je me suis tapée vendredi quatre heures de route aller-retour pour aller voir mon médecin de famille (C’est très snob ! Je vis dans une agglomération de quatre cent cinquante mille habitants tout de même…) et il m’a diagnostiqué un déficit de magnésium, un déficit énorme, déficit qui explique tous les maux dont je suis atteinte depuis maintenant trois mois !
Alors, je dois prendre du magnésium en comprimé. Et j’ai décidé de franchir le pas : j’ai introduit des marchandises prohibées dans mon logement. J’ai une plaque électrique, une casserole, un couvercle ! Oui ! Vous avez bien lu ! Je suis une quasi délinquante ! J’ai des choses prohibées… Par le règlement intérieur ! Grâce à ces objets prohibés, je vais de nouveau manger normalement : du riz complet, du boulgour, du quinoa, des abats rouges ! Et adieu les problèmes de santé ! (Vous pouvez me dire que je peux manger du chocolat en commentaire, mais je ne suis pas une grande fan du chocolat, sauf le Nutella, le Nutella qui fait grossir et qui est plein de graisses végétales hydrogénées ! Je ne vous l’avez pas dit ? Je fais attention à mon cholestérol aussi !).

Je ne résiste pas à vous laisser une petite partie de la dernière conversation sur MSN que j’ai eu avec Guillaume, elle est comme d’habitude un bon délire. On parle de nos amours, mais Guillaume est déjanté et avec moi, il se lâche ! Juste pour signaler que je n’utilise pas uniquement MSN pour torturer les hommes en mal de sensations fortes !!!

MicheleM dit :
hello!
pour une fois qu’on est connectés en même temps !!!
comment vas-tu ?

Guillaume dit :
ça va pas trop mal & toi ma jolie ?
MicheleM dit :
Ca va! Une côte cassée, épuisée physiquement…. Mais…. Le nouveau boulot en perspective !!!!!!
Guillaume dit :
quoi comme boulot?
MicheleM dit :
……………………….. (je lui explique tout par le menu – période d’essai et embauche en CDI par la suite)
tu fais des recherches sur Google?!!!!! (Au sujet de l’entreprise qui normalement va m’embaucher. On sait jamais ! Il est hyper protecteur ! Par contre, il rame complet pour trouver, je ne lui ai pas donné le nom complet ni le secteur d’activité !)
Guillaume dit :
oui
MicheleM dit :
et tu ne trouves pas ?!!!!
Guillaume dit :
pas vraiment facile de faire deux choses à la fois
bon je laisse tomber

MicheleM dit :
bravo !!!
tu viens de donner ta langue au chat ?

Guillaume dit :
quel chat? :
$
MicheleM dit :
C’est une expression ! Banane ! (C’était trop facile, je n’ai pas pu résister !!! Hihi !)
(je lui donne l’adresse du site web)
Guillaume dit :
je regarde
et tes orgasmes?

MicheleM dit :
Quoi?!!!!
Guillaume dit :
ta vie privée quoi!
MicheleM dit :
je te fais marcher !!!!!
Meeerveilleux !
Guillaume dit :
c’est dégueulasse
MicheleM dit :
Je suis dans une histoire toute fraîche mais adorable….
Guillaume dit :
sur Paris?
MicheleM dit :
Bref, ça se passe bien, mais c’est très neuf et c’est à Paris….
Guillaume dit :
whaou
MicheleM dit :
Et je dois aller vivre aux Pays-Bas dans un gros mois ou peut-être plus tôt !!!!
Guillaume dit :
OK
MicheleM dit :
Franchement tu m’imaginerais avec un grand black de 25 ans ?!!!!
Guillaume dit :
tu vas aller vivre seule
MicheleM dit :
oui, j’y vais seule et je ne parle pas un traître mot de néerlandais
Guillaume dit :
y parle anglais
MicheleM dit :
oui
Guillaume dit :
25 ans ou 25 cm?
MicheleM dit :
apparemment, je pourrais communiquer facilement avec la moitié de la boite !!!
25 ans !

pour le reste, je n’ai pas mesuré
Mais entre nous….
Guillaume dit :
un trophées de plus alors?
oui entre nous ma chérie !

MicheleM dit :
Les blacks ne sont pas aussi bien fournis que les vrais blonds aux yeux bleus de grande taille et avec une peau diaphane
j’ai jamais vu des trucs aussi monstrueux que sur les grands blonds
Et j’ai arrêté les grands blonds, franchement, c’est trop

Guillaume dit :
tu as une grande expérience, il me semble!
MicheleM dit :
j’ai plus de la moitié de mes ex qui sont grands, blonds et aux yeux bleus….
Guillaume dit :
et ils se sont barrés
MicheleM dit :
non ! Ils sont cons pour la plupart !!! enfin mes ex !
Guillaume dit :
il n’y a pas que les blondes alors?
MicheleM dit :
je préfère les petits blonds aux yeux bleus, moins cons en général ! ;)
Guillaume dit :
:’(
MicheleM dit :
non, il n’y a pas que les blondes !!!!
Et toi qu’est-ce que tu racontes?

Guillaume dit :
j’ai des mèches blondes et c’est tout
MicheleM dit :

C’est pas grave, toi tu es dans la catégorie des potes cool que j’aime bien
Guillaume dit :
j’ai une cops du rock qui ne pourras plus avoir d’enfant, alors je vais laisser tomber
et une ancienne qui ne veux pas faire de gang-bang

MicheleM dit :
Ca c’est chiant pour toi car tu veux absolument des gosses, je comprends
C’est embêtant aussi pour l’ancienne !!!
Et elle ferait de l’exhib , Ca rattrape non ?!!!

Guillaume dit :
non rien
MicheleM dit :
pfffuiiiii !
Guillaume dit :
et toi???
MicheleM dit :
Peu d’espoir avec l’ancienne aussi !
Pour le gang bang ? j’ai pas trop le temps…. Mais l’envie ne m’en manque pas !
Je te fais signe si j’ai un trou dans mon agenda? !!!!

Guillaume dit :
whaou
OK, je boucherais le trou…
de ton agenda :S

MicheleM dit :
Ca c’est trop cool ! Tu sais que tu es un vrai pote !
Mdr !!!!
Ca faisait trop longtemps qu’on n’avait pas délirés ensemble !!!!
Guillaume dit :
(W)
MicheleM dit :
Tu sais que je suis en congés les deux premières semaines d’août ?!
Tu penses qu’on arrive à coordonner nos agendas pour faire un bon délire sur Paris ,!
?!!!

Guillaume dit :
il m’arrive de penser à toi, et pas seulement qu’avec des plans Q
MicheleM dit :
moi aussi
Au fait, tes exams?
Guillaume dit :
…………………………. (Il me donne les résultats, il passair cette année un master vdans la cadre d’un DIF)
sinon, un plan Q, ça te dit?
MicheleM dit :
normalement, le boulot me payera des aller-retour en France, au moins un par mois
Guillaume dit :
excuse, ma langue à fourchée!
MicheleM dit :
en ce moment, je suis au stade du néant total, j’ai une côte cassée et physiquement, je suis HS
Guillaume dit :
Ma pauvre
Tu viens passer une semaine à la maison?
Une semaine nourrie, logée, blanchie, sans rien demander en échange…Juste que tu restes dans ton bac à sable!

MicheleM dit :
j’aurais le droit d’aller sur la pelouse quand même ?!!!
Guillaume dit :
Vider ta caisse de sable.
MicheleM dit :
et je veux aller voir l’exposition Kandinsky
Guillaume dit :
Oui !!!!!!!

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