Cela date d’il y a quelques semaines. Je suis retournée lors d’un week-end chez mes parents, c’était l’occasion de rentrer au bercail, je n’y étais pas revenue depuis cette fois là. Un peu épique me direz-vous !
Le dernier week-end a été assez sympa dans l’ensemble : j’ai vu mes parents bien sûr, mon oncle et ma tante, aperçu ma grand-mère (elle a un agenda de ministre avec le club et les repas de la commune !).
Mon père est venu me chercher à l’aéroport, il y a une heure et demi de route pour arriver chez mes parents, on a eu le de discuter : de mon nouveau travail, de ma vie d’expatriée, de la famille. Il m’a dit « Je ne sais pas ce qui s’est passé avec ton frère, mais il est remonté contre toi, il faut que tu discutes avec lui.» Je lui ai répondu qu’il ne s’était rien passé avec lui mais que certainement ma belle sœur l’avait monté contre moi, que ce n’était pas bien grave, qu’elle faisait ce qu’elle voulait et que rien n’empêcherait le fait que mon frère est mon frère. On a un peu discuté de ma belle sœur, il se rend compte de certaines choses : je lui ai raconté le mail fort sympathique qu’elle m’avait envoyé pour m’inviter au baptême, indiquant que je n’étais pas la marraine et que je venais si je voulais, je lui ai également expliqué qu’elle avait plus ou moins essayé de me monter contre le monde dans la famille à part lui et mon oncle. Pourquoi ? Certainement car elle sait que je ne rentrerais jamais dans ce jeu là vis à vis d’eux. La conversation en est resté là, on est passé à autre chose. Oui, j’allais les voir ainsi que leur progéniture. Et là était ma crainte la plus forte : à moins qu’elle ne veuille pas. Mais tant pis, cela resterait sa décision si tel était le cas.
On est arrivé, on a discuté un peu avec ma mère et on est allés se coucher, il était minuit passé.
Le lendemain, j’ai un peu glandouillé, j’ai travaillé pour le boulot et je suis allée chez mon oncle et ma tante. Ma grand-mère n’était pas là. L’après midi, ma mère m’a accompagnée acheter des jeans. J’ai horreur de faire les magasins et tous les deux ans, je me retrouve avec rien à me mettre. Ce n’est pas des blagues, mes affaires finissent par s’user et je avec trois ou quatre pantalons – un peu moyen. J’ai passé cinq heures à faire les magasins avec ma mère : deux paires de jeans, des fournitures de bureaux, des draps et quelques autres bricoles. Ma mère a été angélique et d’une patience du tonnerre ! Je n’avais jamais fait les magasins avec qui que ce soit, finalement, c’est agréable d’avoir quelqu’un qui vous soutienne le moral. On arrive au supermarché et elle me demande ce que je veux mange pour le soir. « Il y a de la soupe, du jambon, du pain et du fromage, ça me va. Et qu’est-ce qu’il y a pour demain midi ?’ « Demain midi on mange chez ton frère et ta belle sœur.» « Ha bon ?!!!» « Oui, ils fêtent l’anniversaire du petit.» « Et il qui d’invité ?» « Les beaux parents, ton oncle et ta tante, ta cousine et Stéphane, le parrain, la marraine et leur famille.» « D’accord ! Je n’étais pas au courant !» « Tu m’a bien dit que tu venais pour l’anniversaire du petit ?» « Oui mais c’était comme ça, c’est moi qui avait pensé que cela pouvait être bien…» « Tu as bien acheté un cadeau ?» « Oui ! Normal… Mais je ne savais pas. Je suis invitée ?» « Oui…» « Il faut alors que j’apporte quelque chose…» J’ai acheté une bouteille de champagne car mon frère aime bien le champagne.
On est rentrés, on a mangé. On a un peu discuté. J’ai fait ma fiche de frais (une heure et demi) et je suis allée me coucher.
Le lendemain, je suis allée voir ma grand-mère et à midi et demi, je suis allée chez mon frère et ma belle sœur. J’ai mon cadeau, la bouteille de champagne, j’ai dit bonjour à tout le monde, échangé quelques mots de ci de là, j’ai et il est arrivé quatre heures.Ouf ! Je devais partir pour prendre l’avion et rentrer sur Paris. donné mangé
J’ai rejoins ma chambre d’hôtel. J’ai passé la soirée seule. Seule mais moins seule qu’au repas de famille où je n’étais pas conviée.
Je pense que l’on va remettre ça pour Noël… Beurk ! Je hais les fêtes de famille !
En aparté : pour être honnête, je n’ai pas daigné décrocher mon téléphone depuis le mois d’août pour prendre des nouvelles de mon frère, de ma belle sœur et de mon neveu. Comme mon anniversaire était plus tôt dans l’année que les leurs et que je n’ai pas eu de mail, de coup de fil ou de texto, j’ai adopté la même conduite… Et puis j’estime que ce n’est plus à moi de faire le premier pas… J’ai tellement fait de premiers pas avec ma belle sœur que j’ai au moins traversé l’Atlantique !