Je regarde tous les jours les statistiques de visite de ce blog et depuis deux semaines maintenant, je reçois en moyenne une vingtaine de visites qui arrivent directement sur cet article : « Meetic gratuit pour les filles !» . Oui c’était bien gratuit à l’époque et j’en ai bien profité hier au soir !!!
Au jour de la rédaction de cet article (EDIT 2 janvier 2010 ), Meetic n’est plus gratuit pour les filles. Si jamais, cela redevenait gratuit, je ferais une correction de cet article.
Je vous raconte ou je vous laisse sur votre faim ? Je fais ma chipie ?!!! – vous ne me voyez pas, mais j’arbore un grand sourire derrière mon écran… j’ai plein de choses à raconter mais est-ce que je vous laisse mariner jusqu’à demain ?!!! Je vais aller me faire un café et j’aurais bien la réponse d’ici à ce que je revienne… Tout cela est hors de propos, lorsque vous lirez cet article…
… la réponse sera écrite à la suite mais le moins que je pouvais faire était de vous faire lire ces lignes inutiles…
… avant de vous raconter…
… ou pas !
… hier au soir…).
En attendant que je finisse la rédaction de cet article, je publie le début ! Donc, je vous laisse mariner tout de même un petit peu ! Je suis en train de faire un délicieux crumble « pommes-mangues» ! Promis, je vous donnerai la recette !

Donc mon abonnement à Meetic a été plutôt rentable hier au soir ! Vendredi, je me connecte sur Meetic, pas de passage sur ma fiche, pas de mail… Rien, je laisse la fenêtre ouverte pendant que je chatte sur MSN avec Lou. Et je vois que quelqu’un visite ma fiche et ensuite me flashe. D’habitude lorsque l’on est en ligne, on nous flashe, mais on ne visite pas notre fiche… Alors, je regarde la fiche du monsieur : 45 ans, pas trop mal (il faut aimer selon Lou les messieurs qui font Môsieur !), chef d’entreprise et revenu annuel à couper le souffle ! J’ouvre la fenêtre de chat et j’entame le chat.
Le Môsieur répond, on parle de tout et de rien et arrive le moment où il me demande où j’habite. Je lui explique pour la période transitoire en Pays Batave et que je dois revenir sur Paris d’ici un an. Il me demande si cela me dirait de dîner avec lui ce soir. Je lui réponds que malheureusement, cela ne sera pas possible, que j’ai déjà mangé ! Mais par contre samedi soir je suis libre et disposée à manger avec lui. Commence alors pour lui la recherche d’un billet d’avion, je discute avec Lou et je la tiens au courant des dernières péripéties ! Elle m’écrit quelque chose du genre « Il y en a qui sont prêts à tout !» . Effectivement je confirme ! Il y en a qui sont prêts à tout pour me rencontrer ! Je choisis la ville de destination : je ne suis qu’à cinquante kilomètres de la frontière belge et cent de la frontière allemande. Je choisis la jolie ville de Dusseldorf, je n’y suis jamais allée, mais il paraît que c’est la capitale allemande de la mode.
Je le préviens que pour le restaurant, je suis une véritable emmerdeuse : je ne peux pas manger tout un tas de choses et je suis spécialement intolérante au lactose. Je propose qu’il trouve soit un restaurant libanais, soit iranien, soit japonais. Après quelques minutes d’effort il trouve un restaurant qui a l’air pas mal du tout et dont la note s’élève à environ cent euros par personne. C’est le Môsieur qui invite, c’est lui qui choisi, c’est lui qui paye ! Hé bien qu’il réserve ! Voilà c’est fait, nous échangeons nos numéros de téléphone et il m’appelle pour vérifier que je suis bien une personne existante et non un mythe d’internet ! On se loupe un peu… J’avoue, je lui ais raccroché au nez, mauvaise manipulation ! Oups !!! Je le rappelle : il me propose d’appeler, mais je lui dis que de toute façon, je paye quand même la communication et que l’on ne vas pas s’éterniser ! Rendez-vous est prêt pour le lendemain. je prétexte une grosse fatigue et je raccroche MSN… Heu… Je le bloque sur MSN et je tiens Lou au courant des derniers événements. Sur le ton de la boutade, je lui demande si je dois emporter mon dentifrice et ma brosse à dent pour le rendez-vous ?!!! Elle me réponds « Oui bien-sur !» … Ah ! Les copines… Toujours là pour aider !!!
Samedi matin, je reçois un SMS, le Môsieur vérifie que je suis toujours disposée à le récupérer à l’aéroport de Dusseldorf, je lui confirme que je serais bien sur place à l’heure convenue. Je me prépare, pas de grands chichis, si le Môsieur est prêt à se payer un billet d’avion sur un coup de tête, il est disposé à me rencontrer et à me prendre comme je suis ! Il n’a pas tergiversé, juste eu un peu peur que j’arbore un look punk gothique comme je peux si bien le faire… et comme on va dans un restaurant japonais ultra chic et sélect, je mets tout de même le paquet : un joli teeshirt Disney de style manga avec la Fée clochette, un jean taille basse, mes chaussures vernies avec les talons de dix centimètres et demi. Autant adopter un look manga ! Je me maquille légèrement, je souligne mes yeux, je mets une triple couche de mascara (j’ai l’ai d’avoir des faux cils), un peu de crayon contour des lèvres et un joli gloss prune, des boucles d’oreilles qui scintillent quand je bouge la tête et mon petit blouson noir, un blouson de style hippie chic de chez « Double One Peace» . J’ai la tenue de combat ! Je suis prête à l’attaque. Je viens le chercher à l’heure dite à l’aéroport, il est conforme aux photos : un look très classieux, il sent le fric à trois kilomètres (!!!) : un costume Lanvin, une Rollex et une coupe de cheveux qui ne se fait pas chez le coiffeur en bas de la rue !
Grâce à mon cher et tendre Tomtom, nous nous rendons à l’adresse du restaurant et arrivés à destination, stupeur ! Il y a un bar. Je me gare et nous allons boire un verre. Je suis un peu déçue car j’avais très envie de manger japonais et j’avais lu d’excellentes critiques sur ce retaurant hors de prix : environ cent euros par personne vin compris. Nous nous installons à une table et nous commandons une bière. La bière est bonne, la discussion commence. Le Môsieur a envie de se lâcher, il a besoin de se lâcher : il discute, raconte des bétises, noie le vrai dans le faux, commande une autre bière, raconte d’autres bétises… Il est tout de même charmant malgré sa suffisance et son Ego monstrueux. Comme je ne manque pas d’air et que mon Ego n’est pas mal non plus, je lui fais remarquer son Ego et je lui explique que mon ego perçoit le sien, sous entendant que je suis moi aussi bien équipée ! Il recommande une nouvelle bière, je m’adresse au serveur et je lui demande par quel miracle nous ne sommes pas dans un restaurant japonais mais plutôt dans un bar-restaurant style Amérique des années cinquante ? Et voila l’explication, le restaurant a changé d’adresse, il nous la donne. Le Môsieur réserve une chambre dans l’hôtel 4 étoiles qui se trouve à proximité et demande que l’on appelle un taxi. Nous voici embarqués dans le taxi et enfin arrivés à destination.
Le Nagaya a un style chic et contemporain, agréable, épuré, froid. Japonais contemporain !
Le Môsieur redevient tout de suite sobre dans sa tenue, sobre dans ses propos : soit c’est un bel animal de société rompus aux usages, soit c’est le lieu qui l’influence. Il éludera ma question lorsque je lui demanderais… Nous entrons dans la deuxième partie de la soirée, changement de style donc !
Pour résumer le Nagaya est un restaurant excellent, la cuisine est tout simplement bonne. Les standards de qualité et de savoir faire sont respectés, la cuisine est traditionnelle et créative, le goût, le pur goût est dans l’assiette. Je ne vais pas vous faire une énumération de ce que j’ai mangé, c’était tout simplement bon. Vous avez comment je peux être caustique, là je n’ai rien à dire. Cela faisait dix ans que je n’avais pas mangé une telle cuisine, tout était bon, même le tofu… Pendant le repas, le Môsieur a quasiment bu la bouteille de vin qu’il avait choisi selon mes goûts. Il tient l’alcool et l’alcool d’une certaine façon doit le tenir aussi…
Il m’a bassiné une partie de la soirée avec le QI. Il a un QI de dix paraît-il… Mon dieu ! Qu’est-ce qu’il a pu me parler de QI… Certainement le sujet numéro un de la conversation : son QI de dix ! Qu’à cela ne tienne, je n’allais pas rester en reste : « Moi j’ai un QI d’huître, c’est à dire un QI de huit…» . Il n’a pas dit mieux ! Qu’est-ce que je les aime ces beaux messieurs manipulables à souhait grâce à leur belle suffisance et leur bel Ego qui les met si supérieurs en tout qu’ils en oublient l’essentiel… La terre est peuplée de gens supérieurs et parfois certaines personnes « supérieures» (mdr !!!) peuvent ravaler leur Ego pour mieux flatter le leur… Ha oui !!! Pour les nouveaux lecteurs : Je suis manipulatrice à mes heures et un peu vénale aussi… Cela a de forts beaux avantages ! En aparté, je suis aussi d’une modestie qui force le respect !
A la fin du repas, le Môsieur a de nouveau commandé un taxi et nous sommes revenus au point de départ. Il a commandé de nouveau une bière, je l’ai accompagné sur la première. Le style de la discussion a de nouveau changé. Cette fois-ci il a préché le faux pour savoir le vrai. Par petites touches pour commencer : « Tu as l’air de t’ennuyer dans la vie.» , « Tu n’as pas l’air très marrante.» . Je lui réponds gentiment, je le vois évoluer, je le vois devenir un peu moins Môsieur. Les petites touchent deviennent plus appuyées : « Tu n’as pas l’air très sensuelle…» Je réponds toujours sur le même registre, je ne moufte pas ! Je regarde l’heure, il est maintenant minuit et demi, une décision s’impose à moi : je me sauve (j’ai bu deux bières et un demi verre de vin, je peux faire une heure et demi de route) ou je me laisse tenter par ses mains douces (le Môsieur est d’origine italienne et très tactile – il requiert mon attention en me touchant la main à plusieurs reprises) et son odeur suave : il porte un parfum qui se marie divinement bien avec l’odeur de sa peau que je perçois légèrement.
C’est décidé, je me laisse tenter ! Il paye et nous nous rendons à l’hotel. Le Môsieur en galant homme qu’il est m’a proposé de dormir avec lui en tout bien tout honneur… Il me prend pour une cruche ou grace à ses origines italienne la vierge en petite culotte lui est apparue ! La suite de la soirée m’indiquera qu’il devait me prendre pour une cruche ou une garce… Ou un peu des deux…
Je m’éclipse dans la salle de bain pour me brosser les dents (Merci Lou, t’es vraiment une chic fille ! Qu’est-ce que je ferais sans tes conseils ?!!!) et me démaquiller. Je vais dans la chambre, je me déshabille, sans ostentation, mais sans me cacher non plus et je me couche. Le Môsieur a mis la télévision, c’est du catch. J’aime bien le catch ! Je commence à regarder la télé. Il rame sévère à côté de moi… J’avais oublié de vous dire ! Les lits allemands sont apparemment des lits séparés, matelas séparés, couettes séparées… Pas facile pour tenter une approche ! Donc, le Môsieur rame ! Il est parti pour s’entraîner pour la traversée de l’Atlantique !
Au bout d’un certain temps il tente une approche, je le laisse faire. Mais je ne l’aide pas non plus ! Il est chaud comme la braise et excité comme un gamin de dix-huit ans (enfin, je suppose, je n’ai jamais testé de gamin de dix-huit ans… Il faudra peut-être que j’y pense un de ces jours…). Je le laisse prendre les choses en main, je ne suis à l’initiative de rien. A quoi s’attendait-il ? Qu’espérait-il ? Ha oui, je vois maintenant ! Il est descendu très rapidement à mon entre jambe, il est au dessus de moi, il attend que je le suce… La partie n’est pas gagnée très cher… Il me le demande maintenant, peut-être a-t-il pensé que je ne savais pas interpréter les signaux ?!!! Il change la position en espérant que je serais plus inspirée ? Non pas plus, je jouis de son cunnilingus et de sa frustration. Je refuse même de toucher son sexe en érection, je le vois tendu vers moi, dans l’attente, je vois ses petites contractions, mais je ne le touche pas, je m’applique seulement à lui faire sentir mon souffle chaud, à lui faire sentir que mon visage, que ma bouche sont là, tout près. Au moment où il abandonne la partie, je lui attrape la verge, je la gobe, je l’enfonce au plus profond de ma bouche, je mouille mes lèvres, je la fais glisser, je l’aspire. Je sens sa verge se contracter, je ressens ses soubresauts, j’entends sa respiration s’accélérer, je sens son excitation qui monte, je ressens la façon dont sa bouche, dont sa langue devient plus incisive sur, autour de mon clitoris, je sens ses mains qui m’a agrippent les hanches, qui m’enserrent la taille. Au moment où je le sens au bord du précipice, j’arrête subitement. Je me retourne, je suis au dessus de lui, je le regarde d’en haut, je souris. J’ai retourné la position, je le domine, je ne plie pas. Lui, l’homme, le mâle supérieur qui a plein d’employés sous sa coupe, se retrouve à plier selon les bonnes grâces d’une demoiselle qui fait la moitié de sa corpulence. Il ne perd pas le Nord, il tente une nouvelle approche : la pénétration. Pas de chances, sans préservatif, l’antre de tous les plaisirs de mademoiselle Michèle est inaccessible… Et ceci n’est pas négociable… Comme le reste d’ailleurs ! La soirée s’achèvera par quelques câlins et le Môsieur s’endormira.
Dîtes moi quel type d’homme est assez ravagé pour prendre un billet d’avion (trois cents cinquante euros minimum), pour payer un repas à deux cents euros, une nuit d’hôtel à cent cinquante euros, le taxi et les consommations et ne pas emporter deux préservatifs sur lui ?
Je vous rassure, le lendemain, il a trouvé où acheter des préservatifs et nous en avons utilisé un. Plutôt quelconque ! Pas le préservatif hein ? L’utilisation qui en a été faite !
Je l’ai ramené à l’aéroport, une fois la porte de la voiture fermée, je me suis dite plus jamais !
Mais ce soir en rédigeant l’article et en repensant à tout ce qu’il a dit, je crois me souvenir que cette belle ville de Dusseldorf, capitale allemande de la mode, mériterait d’être visitée un peu mieux que cela. On verra si je peux négocier une autre visite, un avion plus tôt en journée et une tournée des beaux magasins… Pourquoi cela ? Parce que mes très beaux seins le valent bien ! Sans prétention aucune, je n’ai jamais entendu un homme qui ne les trouvaient pas beaux et le Môsieur les a trouvés fort à son goût… Mes seins les fascinent, je n’y peux rien ! Alors, utilisons les !