Un peu de douceur

Le week-end dernier, je suis allée à Paris. J’aime bien faire ma parisienne ! Et puis, Paris est l’endroit où je devrais vivre si tout se passe bien dans quelques mois une fois que mon CDI sera officialisé et que mon expatriation sera terminée. Je me dois de connaître Paris, je me dois de connaître les gens qui peuplent Paris… Je suis d’un optimisme à toute épreuve… Mais ne voyez pas par là que l’idée de connaître tous les parisiens et toutes les parisienne m’ait traversé l’esprit ! Quand même !

Donc, je vais à Paris pour rencontrer du monde et prendre un bol d’air… Et j’allais à Paris cette fois-ci pour un rendez-vous chez l’esthéticienne (Ce n’est pas parce que l’on est célibataire que l’on doit négliger son maillot intégral ! Scout toujours !) et puis… Aussi…Parce que… Je devais… Voir… En troisième rendez-vous le jeune homme dont je vous avez déjà entretenu ICI. J’écrivais à son sujet :  « Je ne vais pas pousser la confirmation au delà (car je suis à la recherche du mâle qui voudra/pourra me supporter suffisamment longtemps pour faire le chemin/un bout de chemin avec moi), mais je vais jouer un peu !!!» .
Mais comme l’aurait si bien gravé François 1er sur une vitre de son cabinet de  château de Chambord après une déception amoureuse : « souvent femme varie, bien fol est qui s’y fie»  .
Finalement j’ai décidé de ne pas jouer avec ce monsieur, mais plutôt d’essayer de le rencontrer honnêtement… Mon blog mis à part !

Nous avions convenu après une série de propositions de rendez-vous qu’il avait fait de nous voir samedi soir, dimanche matin et dimanche après midi. J’avais dans l’idée (N’y voyais aucune idée tordue !) de combiner cette suite de rendez-vous en un seul et même rendez-vous…
Nous nous sommes retrouvés samedi soir pour aller au restaurant avant d’aller au théâtre. Par la suite, nous sommes allés boire un verre et comme c’est un fort galant homme, au lieu de m’abandonner à un taxi, il était venu en voiture et m’a raccompagné à mon hôtel. Puisque je suis une personne ayant de la suite dans les idées, tout en n’étant pas certaine d’être en territoire conquis, je lui ai proposé, non pas de venir prendre un dernier verre dans ma chambre d’hôtel mais plutôt d’y passer la nuit avec moi. Vers 9h30, il est rentré chez lui afin de faire quelques ablutions, puis nous nous sommes de nouveau retrouvés pour déjeuner ensemble, la suite de la journée nous l’avons passé au cinéma (Si quelqu’un pouvait me dire pourquoi est-ce que les accoudoirs dans les salles de cinéma ne peuvent pas se relever… c’est finalement très inconfortable quand on est deux !), à boire un thé bien au chaud dans un café puis il a proposé de m’accompagner en RER à l’aéroport (Charmante et délicate attention de sa part… J’apprendrais plus tard dans la soirée qu’il tenait à s’assurer que je quitte bien le sol français…). Je n’en dirais pas plus, à vous de deviner… Le jeune homme est fort charmant, attentif et délicat, d’une finesse et d’une intelligence rare, intelligence rare de cœur et d’esprit.
J’ai passé un très bon week-end à Paris en compagnie d’une personne délicieuse. Il n’est pas à tomber par terre, mais ses qualités semblent faire de lui une personne rare et vraie. Je devrais le revoir dans deux semaines, il a déjà réservé son vol pour venir chez moi… Hum hum…

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J’aime plus la neige !

Je faisais partie des personnes qui étaient heureuses lorsqu’il neigeait. J’étais une de ces personnes qui espérait, qui souhaitait qu’il ferait suffisamment froid pour qu’une petite pellicule blanche se forme, qui espérait que cela ne s’arrêterait pas en si bon chemin, qui allait de façon compulsive toutes les cinq-dix minutes à la fenêtre pour voir, pour étudier la tournure que prenait l’événement, qui espérait secrètement qu’il n’y aurait pas cinq, ni dix, ni quinze, ni… Qui espérait que le petit coin de pays où elle habitait serait envahi, recouvert par la neige, par ce manteau magique et immaculé…

Hé bien… Depuis le 12 décembre il gèle… Depuis le 12 décembre il neige… On a atteint péniblement les 50 centimètres ! Il fait un temps de chiottes presque tous les jours… Aujourd’hui il a neigé avec un vent affreux de midi à dix-huit heure. A dix-huit heure, je m’équipe de mes chaussures de randonnée, je mets mon écharpe, mon super manteau, mes gants et je sors… Ho ! Surprise ! Après la neige, le retour de la pluie ! Mais pour que cela soit bien, le vent n’a pas abandonné la partie ! Au contraire il a renforcé sa position !

Alors pour bien situer les choses, je vais vous expliquer en peu de mots le grand problème… On déneige tous les jours son bout de trottoir, un peu de neige reste collée au trottoir et se tasse un peu plus tous les jours sous les allées et venues des bipèdes et s’épaissit un peu plus tous les jours… Avec de bonnes chaussures, ce n’est pas glissant, c’est très gérable. Mais là où je m’insurge ! C’est qu’à cause de cette pluie, cela a instantanément transformé la couche damée en une plaque de verglas… Magnifique ! Je ne vous raconte pas le retour des courses avec les deux sacs bien chargés, le sac à dos à portable et le vent qui soufflait en rafale dans le dos… Ras le bol de la neige ! Quand est-ce que je retourne à Miami ?!!!


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C’est parti pour doubler le chiffre d’affaire de cette année !

Enfin, c’est l’objectif fixé par les grands patrons ! On a décroché un très gros marché, un marché qui existe depuis des années mais que personne n’avait exploité et nous avons été choisis ! Yes !… Enfin… Déjà en tournant au ralenti, j’ai tellement de boulot que je ne touche plus Terre… Mais passons !

En plus de cela, notre super commercial (il faut que j’en parle à MM., mais on devrait investir dans une paire de collant, un body moulant, une cape et sur cette cape on broderait en lettres d’or : SC !) a réussi après une longue série de tests à faire certifier un de nos produits… On se retrouve avec un produit que personne ne fait et ne sait faire ! Youpi ! En plus d’avoir parmi nous « Super Commercial» , on a des génies du brainstorming et des idées à la con qui fonctionnent !

Donc « Super Commercial»  nous annonce la nouvelle par mail :  on a réussit les tests, on a les documents, cela intéresse les clients, je pense que les premières commandes vont arriver très bientôt !

La réponse du directeur commercial :
« Super
Avons-nous une idée du montant de la commande ? Et surtout du montant de la première facture ?
Date et montant» 
MM. est fébrile comme vous pouvez le constater… Il utilise en trois lignes… Trop fois le mot « montant»  ! Alors que Super Commercial nous informe qu’il PENSE que les premières commandes vont arriver bientôt !
Alors, en bon petits soldats, on lit le mail !
Et l’on apprécie le comique de répétition !

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Je suis très peu présente en ce moment sur le blog

Il y a des moments où l’on en a un peu marre, où l’on fatigue un peu malgré l’énergie qui est toujours là… En ce moment, je fatigue ! Au sens propre comme au sens figuré !

Ma période d’essai s’achève dans un mois, presqu’un mois jour pour jour. Si cela venait à mal se passer, si cela venait à se conclure par « Michele, nous arrêtons là.» , ma décision est prise, cela fait longtemps, j’en avais parlé ICI. Mais si cela continue, à moi les belles perspectives d’avenir, à moi les projets, à moi la construction d’une vie un peu organisée, plantée quelque part à Paris, mais plantée définitivement.

Je travaille depuis l’âge de quinze ans, cela a commencé par des petits boulots, ensuite, cela a été des jobs étudiants que je faisais à l’année, ensuite je suis partie en apprentissage, plus tard en saison, je me suis expatriée, je suis revenue pour enchaîner les CDD, les missions d’intérim, plus tard, on m’a proposé un CDI, j’ai sauté sur l’occasion, mon patron est parti en longue maladie, les personnes qui l’on remplacé m’ont conduite vers la porte, j’ai recommencé les CDD, les missions d’intérim, je suis partie en formation et pendant cette formation l’on m’a proposé le job pour lequel je suis repartie à l’expatriation. Plus de seize année à cotiser à l’URSSAF et je ne sais toujours pas de quoi demain sera fait. Il ne faut pas que je me plaigne, ma meilleure amie quant à elle, a quinze années de cotisations et toujours pas une seule proposition de CDI à son actif…

Les différents emplois que j’ai occupé m’ont permis de rencontrer du monde et de visiter du pays… J’ai vécu depuis que j’ai quitté le domicile de mes parents dans huit villes. Huit villes en dix-sept ans, vous voyez ce que cela donne en terme de projets à long terme et ce que cela peut vouloir signifier en terme de vie sociale et affective… Construire dans ces conditions là est très difficile. Rencontrer des amis, rencontrer de potentiels compagnons est une gageure. Et que dire de la société, de la famille ?
La société vous trouve instable et ne comprend pas que vous vous êtes seulement rendue dans les lieux où on vous proposait un emploi, j’ai quand même passé plus de cinq ans dans un des lieux les plus déserts qui soient en France, ce n’était pas le Larzac, mais peu s’en fallait !
La famille vous trouve aussi instable et incapable de vous attacher. Mon papa, dans la carte de voeux qu’il m’a fait parvenir par mail, me souhaitait entre autre de rencontrer un fiancé. C’est très mignon de sa part. Il n’imagine pas à quel point, je préfèrerais un mari. Entre nous, je n’ai que faire du mariage et lorsque j’écris le mot mari, j’entends plutôt « un compagnon durable, solide, qui s’engage et qui arrive à me supporter jusqu’à ce que… Jusqu’à ce que… Et puis non ! Je rêve quelque part de finir ma vie dans les bras du même homme, fidèles de cœur et d’esprit. La fidélité corporelle me touche autant que le mariage…

Donc, en ce moment, je fatigue au sens propre comme au sens figuré ! Je ne sais pas à quelle sauce je serais mangée, je ne sais pas de quoi ma vie sera faite dans un mois. J’espère seulement que je serais définitivement ancrée dans le CDI que j’occupe, que j’aurais une petite idée de quand est-ce que je reviens en France et j’espère aussi secrètement que cela colle avec le jeune homme dont je vous avais parlé ICI. J’avais été dure à son encontre, je l’ai revu le week-end dernier, je lui ai fait piquer le fard de l’année en évoquant l’annonce que j’avais trouvée sur Internet et il s’est révélé charmant.
C’est le seul homme que j’ai rencontré au cours de cette année qui ne soit pas cassé, qui soit sain, qui soit prêt pour une nouvelle aventure sentimentale, qui ai envie de s’engager, de s’engager non pas à la légère, ou de s’engager pour se rassurer, se reconstruire ou avancer, s’engager tout simplement car s’engager sentimentalement avec quelqu’un fait partie des choses normales que font les êtres humains normaux. D’ailleurs, j’ai un mail de sa part qui attend depuis deux jours que je lui réponde, mais devant une telle finesse et une telle subtilité, je me demande comment m’y prendre pour faire une réponse convenable…. Ha ! Que ma vie est dure !

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